Pélerinage

77 JOURS EN PELERINAGE SUR LE CHEMIN DE COMPOSTELLE.

Pourquoi ce voyage vers COMPOSTELLE ? Au moment où j’écris ces lignes, je me pose encore la question. Quel a été l’élément déclencheur de ce périple ? En fait de ce pèlerinage ?

Tous les gens rencontrés disent «  j’ai fait ou je vais faire Compostelle ! »

Est-ce grâce ou à cause de mon voisin et ami Paul qui a effectué ce pèlerinage il y a quelques années ?

Est-ce parce que depuis mon plus jeune âge, l’envie de gagner le large, de prendre la route a toujours été freinée par les aléas de la vie ?

Est-ce que jusqu’au moment fatidique du départ le courage de faire mon sac et de lâcher les amarres ont manqué à ma détermination ?

Est-ce la soixantaine arrivant, en même temps que la retraite, qu’il fallait la sonner (la retraite). Sans tambour, ni trompette ! Et trouver par ce soudain subterfuge le moyen de faire la remise en question nécessaire et partir seul sur ce chemin de la vie ? Le chemin de la fin d’une vie ? Le chemin d’une nouvelle vie ?

Est-ce le mince espoir de retrouver une foi, perdue un jour triste et gris de mars 1990 ?

J’avoue humblement que je n’ai toujours pas les réponses à toutes ces questions. Mais ce que je sais, comme disait Gabin «  Maintenant, je le sais ». Je sais : Que j’ai vécu une aventure fabuleuse. Que j’ai rencontré des gens incroyables. Que les langues quelles soient Française, Anglaise, Asiatique ou bien Teutonne, elles n’ont plus d’importance.  Que la seule langue que l’on parle sur le chemin est la langue du cœur.

Ce que je sais et ça maintenant je le sais !! C’est que j’étais à la recherche de quelqu’un …..Et ce quelqu’un….C’était moi. Je suis parti randonneur….Je suis revenu pèlerin.

La plus belle conquête de l’homme, n’est elle pas lui même ?

Amis de quelque horizon que vous soyez, de quelque religion, de quelque obédience politique, un jour quittez vos souliers vernis, enfilez  de bonnes chaussures de marche, coiffez vous d’un chapeau pour le soleil et la pluie et armez vous d’un Bourdon pour arpenter d’un pas assuré les sentiers caillouteux. Si vous ne trouvez pas le paradis……. Vous rencontrerez le bonheur tout simplement.

Partez avec un ami, avec une compagne, partez seul, mais partez. Moi, je suis parti avec mon ânesse PRALINE. Ce fut une compagnie formidable. Et n’est-ce pas le destrier des pauvres, des papes et de dieu ! !

ULTREIA.

Roland GARIN